Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
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Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
LE MONDE | 20.04.10 | 14h03 • Mis à jour le 20.04.10 | 14h24

usque-là cantonnés à l'hôpital psychiatrique, les soins sous contrainte pourraient être élargis à la ville. C'est là l'évolution principale de l'avant-projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques", qui modifie la loi de 1990 sur l'hospitalisation sans consentement. Annoncée depuis des années, cette réforme fait actuellement l'objet d'une concertation entre le ministère de la santé, les syndicats de psychiatrie, les patients et leurs familles.
Est-il possible d'obliger une personne atteinte de troubles psychiques à se soigner, en dehors de l'enceinte de l'hôpital? De nombreuses inquiétudes s'expriment et le débat fait rage. Rien de plus normal, selon le docteur Yvan Halimi, le président de la Conférence des présidents des commissions médicales d'établissements des centres hospitaliers spécialisés (CME-CHS): "La psychiatrie est la seule discipline médicale où l'on peut soigner quelqu'un contre son gré, et porter ainsi atteinte aux libertés individuelles", rappelle-t-il.
Le contexte de cette réforme est particulier. C'est en effet après le drame de Grenoble, où un malade ayant fugué de l'hôpital avait poignardé un étudiant, que le président de la République avait demandé, fin 2008, une réforme des règles d'hospitalisation dans un sens plus sécuritaire. Certes, le fait que le projet de loi soit porté par le ministère de la santé et non celui de l'intérieur a rassuré les professionnels de la santé, mais beaucoup estiment que l'objectif n'est pas uniquement sanitaire.
PÉRIODE D'OBSERVATION DE 72 HEURE
Concrètement, le texte prévoit la mise en place, à l'arrivée d'un malade à l'hôpital, d'une période d'observation de son état de 72 heures maximum. Sera alors décidé s'il peut rentrer chez lui, s'il sort mais avec une obligation de se soigner, ou s'il reste hospitalisé, sous le régime de l'hospitalisation libre ou sans consentement. En cas de sortie sous contrainte, un calendrier sera fixé avec l'hôpital pour que le malade y soit régulièrement suivi par un psychiatre. En cas d'écart, la direction préviendra le représentant de l'Etat. Une réhospitalisation pourra s'ensuivre.
Les familles de malades mentaux demandaient cette extension, en ambulatoire, de la prise en charge sous contrainte. Parce que tout le monde n'a pas besoin d'être hospitalisé, mais aussi parce que hors structure psychiatrique, le suivi des malades a besoin d'être amélioré.
"Nous savons tous que la nécessité de soins sans consentement se fait sentir quand nos proches sont dans une situation de souffrance extrême ou de risque", explique Jean Canneva, président de l'Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam), en faisant référence aux appels au secours de la mère du jeune schizophrène qui a poussé, début avril, un passager sur les voies du RER.
Autre disposition du texte, il permet de faciliter la prise en charge sans consentement d'un malade par le seul corps médical, sans l'accord d'un tiers. Un point qui séduit, car parfois aucun proche du malade ne voulait signer l'autorisation d'hospitalisation sous contrainte, de peur de se le voir reproché.
Globalement, les représentants des familles (Unafam) et des usagers (Fédération nationale des patients en psychiatrie-Fnapsy) voient dans le texte "des avancées indéniables". Le délai de 72heures d'observation est considéré comme une garantie contre les internements abusifs, comme le renforcement du rôle du juge judiciaire qui pourra être saisi pour ordonner la levée de la contrainte. Néanmoins, les familles et les usagers ont demandé des précisions sur les modalités de retour à l'hôpital, avec une répartition claire des rôles entre acteurs (soignants, pompiers, ambulanciers, policiers) et sur les cas qui seront concernés par le soin contraint hors hôpital.
MANQUE DE MOYENS
Les psychiatres, de leur côté, sont loin d'être tous favorables à la future loi. Les avis divergent sur l'impact de l'élargissement du soin contraint. Selon le ministère de la santé, il n'y aura pas d'augmentation du nombre de prises en charge sans consentement: elles ne devraient être proposées que quand l'état du malade le permettra.
D'un avis totalement opposé, le collectif La nuit sécuritaire juge que le texte aboutira à un "contrôle social des individus".Farouche opposant au projet de loi, le docteur Hervé Bokobza, membre du collectif, redoute une perte de confiance entre les psychiatres et certains patients, comme les SDF. "Le psychiatre sera mis dans une position d'expert en ordre public, et non plus de soignant", juge-t-il.
Beaucoup de craintes émergent sur l'impact de la réforme sur le travail des psychiatres. Angelo Poli, président du Syndicat des psychiatres d'exercice public, est favorable aux soins sous contrainte hors hôpital, mais il estime – et il n'est pas le seul – qu'il y aura un problème de manque de moyens pour suivre les malades, alors que "dans les dix ans à venir, 30% des psychiatres vont partir à la retraite".
S'agit-il donc d'une loi sanitaire? Ou plutôt d'une loi sécuritaire? Olivier Boitard, pour l'Union syndicale de la psychiatrie, évoque un texte de "police sanitaire". Une formule qui résume bien l'inquiétude d'une partie de la profession.
Est-il possible d'obliger une personne atteinte de troubles psychiques à se soigner, en dehors de l'enceinte de l'hôpital? De nombreuses inquiétudes s'expriment et le débat fait rage. Rien de plus normal, selon le docteur Yvan Halimi, le président de la Conférence des présidents des commissions médicales d'établissements des centres hospitaliers spécialisés (CME-CHS): "La psychiatrie est la seule discipline médicale où l'on peut soigner quelqu'un contre son gré, et porter ainsi atteinte aux libertés individuelles", rappelle-t-il.
Le contexte de cette réforme est particulier. C'est en effet après le drame de Grenoble, où un malade ayant fugué de l'hôpital avait poignardé un étudiant, que le président de la République avait demandé, fin 2008, une réforme des règles d'hospitalisation dans un sens plus sécuritaire. Certes, le fait que le projet de loi soit porté par le ministère de la santé et non celui de l'intérieur a rassuré les professionnels de la santé, mais beaucoup estiment que l'objectif n'est pas uniquement sanitaire.
PÉRIODE D'OBSERVATION DE 72 HEURE
Concrètement, le texte prévoit la mise en place, à l'arrivée d'un malade à l'hôpital, d'une période d'observation de son état de 72 heures maximum. Sera alors décidé s'il peut rentrer chez lui, s'il sort mais avec une obligation de se soigner, ou s'il reste hospitalisé, sous le régime de l'hospitalisation libre ou sans consentement. En cas de sortie sous contrainte, un calendrier sera fixé avec l'hôpital pour que le malade y soit régulièrement suivi par un psychiatre. En cas d'écart, la direction préviendra le représentant de l'Etat. Une réhospitalisation pourra s'ensuivre.
Les familles de malades mentaux demandaient cette extension, en ambulatoire, de la prise en charge sous contrainte. Parce que tout le monde n'a pas besoin d'être hospitalisé, mais aussi parce que hors structure psychiatrique, le suivi des malades a besoin d'être amélioré.
"Nous savons tous que la nécessité de soins sans consentement se fait sentir quand nos proches sont dans une situation de souffrance extrême ou de risque", explique Jean Canneva, président de l'Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam), en faisant référence aux appels au secours de la mère du jeune schizophrène qui a poussé, début avril, un passager sur les voies du RER.
Autre disposition du texte, il permet de faciliter la prise en charge sans consentement d'un malade par le seul corps médical, sans l'accord d'un tiers. Un point qui séduit, car parfois aucun proche du malade ne voulait signer l'autorisation d'hospitalisation sous contrainte, de peur de se le voir reproché.
Globalement, les représentants des familles (Unafam) et des usagers (Fédération nationale des patients en psychiatrie-Fnapsy) voient dans le texte "des avancées indéniables". Le délai de 72heures d'observation est considéré comme une garantie contre les internements abusifs, comme le renforcement du rôle du juge judiciaire qui pourra être saisi pour ordonner la levée de la contrainte. Néanmoins, les familles et les usagers ont demandé des précisions sur les modalités de retour à l'hôpital, avec une répartition claire des rôles entre acteurs (soignants, pompiers, ambulanciers, policiers) et sur les cas qui seront concernés par le soin contraint hors hôpital.
MANQUE DE MOYENS
Les psychiatres, de leur côté, sont loin d'être tous favorables à la future loi. Les avis divergent sur l'impact de l'élargissement du soin contraint. Selon le ministère de la santé, il n'y aura pas d'augmentation du nombre de prises en charge sans consentement: elles ne devraient être proposées que quand l'état du malade le permettra.
D'un avis totalement opposé, le collectif La nuit sécuritaire juge que le texte aboutira à un "contrôle social des individus".Farouche opposant au projet de loi, le docteur Hervé Bokobza, membre du collectif, redoute une perte de confiance entre les psychiatres et certains patients, comme les SDF. "Le psychiatre sera mis dans une position d'expert en ordre public, et non plus de soignant", juge-t-il.
Beaucoup de craintes émergent sur l'impact de la réforme sur le travail des psychiatres. Angelo Poli, président du Syndicat des psychiatres d'exercice public, est favorable aux soins sous contrainte hors hôpital, mais il estime – et il n'est pas le seul – qu'il y aura un problème de manque de moyens pour suivre les malades, alors que "dans les dix ans à venir, 30% des psychiatres vont partir à la retraite".
S'agit-il donc d'une loi sanitaire? Ou plutôt d'une loi sécuritaire? Olivier Boitard, pour l'Union syndicale de la psychiatrie, évoque un texte de "police sanitaire". Une formule qui résume bien l'inquiétude d'une partie de la profession.
Laetitia Clavreul
Les hospitalisations sans consentement
Les hospitalisations sans consentement, régies par la loi du 27 juin 1990, représentent 15 % des hospitalisations en psychiatrie.
L'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) Elle est demandée par un proche d'une personne malade. L'état de santé du patient doit imposer des soins immédiats assortis d'une surveillance constante. La mesure empêche le patient de sortir librement. Elle est levée sur avis médical.
L'hospitalisation d'office (HO) Elle est prise par le préfet ou le maire pour les personnes qui compromettent l'ordre public ou la sûreté. Le malade ne peut quitter l'hôpital. La mesure est levée par le préfet sur proposition médicale ou le juge judiciaire.
Article paru dans l'édition du 21.04.10
05/05/2010 http://www.liberation.fr/societe/0101633620-les-psychiatres-de-ville-pourro…
«Les psychiatres de ville pourront délivrer des soins sans consentement» Interview
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, présente aujourd’hui sa nouvelle loi sur la psychiatrie à l’hôpital :
Par ERIC FAVEREAU
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot à Paris, le 19 novembre 2009 (Reuters/BENOIT TESSIER)
Aujourd’hui, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, présente en Conseil des ministres la nouvelle loi très controversée sur l’hospitalisation en psychiatrie. Une loi demandée par le président de la République, en novembre 2008, après l’assassinat d’un étudiant à Grenoble par un malade mental qui avait fugué de l’hôpital psychiatrique voisin. Pour la première fois, la ministre s’en explique.
Encore une loi sur la psychiatrie… Etait-ce vraiment nécessaire ?
Il y avait nécessité à moderniser notre dispositif. Cette réforme intervient après un long travail de concertation avec les syndicats de psychiatres, mais aussi avec les familles. C’est une loi importante car elle remplace la notion d’hospitalisation par celle de soins, ouvrant la possibilité d’une prise en charge, soit en hospitalisation, soit en soins ambulatoires, selon l’avis médical. Et de ce fait, elle donne un cadre aux soins ambulatoires sans consentement. Ce qui était souhaité par un grand nombre d’acteurs.
Concrètement, comment cela va-t-il se passer ?
Les soins sans consentement, sur décision de l’autorité publique après avis médical, remplacent ce que l’on appelait l’hospitalisation sous contrainte. Pour le reste, ce qui est la très grande majorité, que propose-t-on ? L’entrée dans les soins se fera d’abord en hospitalisation complète, comme c’est le cas aujourd’hui. Nous aménageons un premier temps d’observation et de soins, d’une durée maximale de soixante-douze heures, comportant trois certificats médicaux. Ensuite, passé ce premier temps d’hospitalisation et en fonction des conclusions de l’évaluation, il y aura la possibilité de prendre en charge le patient, soit en hospitalisation partielle, soit en soins ambulatoires. L’hospitalisation sous contrainte ne sera plus la seule possibilité.
Mais n’est-ce pas une atteinte aux libertés du patient ?
Ce projet traduit la recherche d’un bon équilibre et permet un renforcement global des droits des personnes. Le projet de loi prévoit l’information régulière des patients sur leurs droits et le recueil de leur avis sur les décisions les concernant. C’est pour cela que nous faisons évoluer les commissions départementales des hospitalisations psychiatriques, en prévoyant l’examen systématique des situations les plus sensibles. Mais aussi, nous proposons le renforcement des conditions de révision des situations des patients en soins sans consentement, en imposant un examen collégial (deux psychiatres et un cadre de santé). Le juge des libertés pourra être saisi à tout moment.
Mais que signifient des soins ambulatoires sans consentement quand il y a des mois d’attente pour une consultation, et que tous les secteurs de la psychiatrie manquent de médecins ?
On ne peut pas dire qu’il manque des psychiatres en France, on a le plus fort taux de toute l’Europe. Mais voilà, ils exercent surtout en ville. Je veux donc ouvrir la palette des possibles. Les psychiatres de ville pourront délivrer des soins sans consentement, sous la responsabilité du médecin de l’hôpital qui suit le patient.
Que se passera-t-il si le patient se soustrait à ces soins obligatoires ?
Nous avons prévu l’intervention du directeur de l’établissement. Si la personne ne vient pas ou ne prend plus son traitement, le médecin peut la relancer, mais il devra prévenir aussi le directeur. Celui-ci pourra prendre toutes les mesures utiles pour remettre le patient dans la chaîne de soins, y compris faire appel aux forces de police.
Et sur les sorties d’essai ?
Aujourd’hui, les préfets, qui en ont la responsabilité, en délivrent moins de peur d’un incident. Désormais, un collège de soignants (deux psychiatres et un cadre infirmier) aura pour mission de fournir un avis écrit aux préfets sur les sorties de l’hôpital pour les patients en hospitalisation d’office ou hospitalisés en unité pour malades difficiles. C’est une illustration de l’équilibre que nous avons veillé à atteindre entre renforcement de la sécurité et consolidation des droits des personnes.
Pour vous, ce n’est pas une loi de circonstance pour se protéger des «fous dangereux» ?
Le malade psychiatrique n’est pas systématiquement dangereux en soi. Néanmoins, certains peuvent l’être, envers les autres ou contre eux-mêmes. L’objectif de cette loi est précisément d’apporter les meilleurs soins possibles et de sécuriser la démarche de soins, en protégeant aussi les droits des malades. C’est une loi humaniste.
Quand sera-t-elle débattue au Parlement ?
A l’automne.
«[Il faudra] améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui.»
Nicolas Sarkozy en 2008, après un meurtre par un malade mental
A lire aussi Psychiatrie. Repères
Il existe trois types de placements en psychiatrie. L’hospitalisation d’office (à la demande du préfet), à la demande d’un tiers et...


Bipote-

Date d'inscription: 01/04/2007
Nombre de messages: 191
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
C'EST une loi sécuritaire. Les malades mentaux sont mis en accusation, et les médecins transformés en distributeurs de garde-chiourme chimiques.
On compte les malades mentaux meurtrier (ce qui est horrible on est d'accord): qui a compté les malades qui MEURENT par suicide ou par prise de risque? Qui a mesuré NOS souffrances?
L'intervention d'un JUGE? Mais qui est COUPABLE?
Des soins obligatoires? Mais il faut souffrir des mois avant d'en obtenir, des soins, tellement on manque de soignants!
L'objectif, apparamment, c'est de nous assommer à coup d'antipsychotiques, et donc de nous transformer aussi en invalides physiques à cause de la prise de poids, voire du diabète... Mais bon, un malade mental, tant que ça gêne pas, hein... voire si on peut le caser dans un p'tit job pas trop qualifié... qu'est-ce qu'il oserait demander de plus, ce poids pour la société! (poids de plus en plus lourd, en ce qui me concerne. J'espère ne pas revenir à 80 kg!)
Je comprends l'impuissance et la détresse des proches dans certains cas, mais j'ai quand même du mal à digérer le soutien inconditionnel de l'UNAFAM à cette loi.
Je remarque qu'on cite toujours d'abord l'avis des familles, puis celui des psys (qui ont un peu de bon sens, heureusement), mais jamais celui des malades. On n'a pas d'avis, ou pas de cerveau?
Marre de ce gouvernement pour qui nous ne sommes qu'un bouc émissaire parmi d'autres pour faire oublier les réelles inégalités économiques et sociales dans ce pays.
On pourrait aussi mettre une obligation de soins aux mômes de 3 ans qui ont de mauvaises dispositions... Allez, un ch'tit coup d'ritaline dans l'bib'ron du matin...
On compte les malades mentaux meurtrier (ce qui est horrible on est d'accord): qui a compté les malades qui MEURENT par suicide ou par prise de risque? Qui a mesuré NOS souffrances?
L'intervention d'un JUGE? Mais qui est COUPABLE?
Des soins obligatoires? Mais il faut souffrir des mois avant d'en obtenir, des soins, tellement on manque de soignants!
L'objectif, apparamment, c'est de nous assommer à coup d'antipsychotiques, et donc de nous transformer aussi en invalides physiques à cause de la prise de poids, voire du diabète... Mais bon, un malade mental, tant que ça gêne pas, hein... voire si on peut le caser dans un p'tit job pas trop qualifié... qu'est-ce qu'il oserait demander de plus, ce poids pour la société! (poids de plus en plus lourd, en ce qui me concerne. J'espère ne pas revenir à 80 kg!)
Je comprends l'impuissance et la détresse des proches dans certains cas, mais j'ai quand même du mal à digérer le soutien inconditionnel de l'UNAFAM à cette loi.
Je remarque qu'on cite toujours d'abord l'avis des familles, puis celui des psys (qui ont un peu de bon sens, heureusement), mais jamais celui des malades. On n'a pas d'avis, ou pas de cerveau?
Marre de ce gouvernement pour qui nous ne sommes qu'un bouc émissaire parmi d'autres pour faire oublier les réelles inégalités économiques et sociales dans ce pays.
On pourrait aussi mettre une obligation de soins aux mômes de 3 ans qui ont de mauvaises dispositions... Allez, un ch'tit coup d'ritaline dans l'bib'ron du matin...
laura-

Date d'inscription: 21/03/2008
Nombre de messages: 605
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Je suis d'accord avec toi,Laura,mais cette loi s'applique surtout pour les malades psychotiques,lesquels sont dans le déni totale de la maladie et quelle souffrance pour les proches.
Un psychotique refuse toujours un traitement,car il n'est pas malade!
Je ne parle pas de dangerosité,mais de comportement inadapté,et je peux te dire que c'est très lourd.
Quant à l'application de la loi,moi aussi ça me fait marrer,pas de soignants,pas d'argent débloqué sauf pour construire des UMD,prisons pour malades qui n'y seraient^pas si justement un traitement adapté avait été mis en place plus tot.
Mais crois moi,on ne peut pas demander l'avis du malade psychotique,qui te dira toujours qu'il n'est pas malade,les autres le sont mais pas lui.
Et je suis plutot pour cette loi,qui si elle est applicable devrait soulager vraiment,et les malades et l'entourage.
Un psychotique refuse toujours un traitement,car il n'est pas malade!
Je ne parle pas de dangerosité,mais de comportement inadapté,et je peux te dire que c'est très lourd.
Quant à l'application de la loi,moi aussi ça me fait marrer,pas de soignants,pas d'argent débloqué sauf pour construire des UMD,prisons pour malades qui n'y seraient^pas si justement un traitement adapté avait été mis en place plus tot.
Mais crois moi,on ne peut pas demander l'avis du malade psychotique,qui te dira toujours qu'il n'est pas malade,les autres le sont mais pas lui.
Et je suis plutot pour cette loi,qui si elle est applicable devrait soulager vraiment,et les malades et l'entourage.

nad-

Date d'inscription: 31/01/2010
Nombre de messages: 2900
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Je suis de l'avis de Nad.
Il faut d'abord mettre la personne hors danger non seulement pour les autres mais pour elle aussi.
Tous les bipolaires ne sont pas des meurtriers.
Ils ont des phases de démence parfois.
Lorsqu' un soignant rencontre pour la première fois un malade il peut difficilement faire la différence entre un bipolaire et une autre maladie mentale parfois.
Il faut un certain temps et tout dépend aussi du contexte, des soignants et de tant d'autres critères.
Il faut considérait cela comme un premier pas.
C'est dommage qu'il est fallu à notre gouvernement d'avoir attendu tant de temps pour s'intéresser d'avantage à la maladie mentale, ses souffrances, et tout le cortège que nous connaissons bien aussi bien du côté des malades que de leurs proches.
Enfin, il faut mieux tard que jamais...
Il faut d'abord mettre la personne hors danger non seulement pour les autres mais pour elle aussi.
Tous les bipolaires ne sont pas des meurtriers.
Ils ont des phases de démence parfois.
Lorsqu' un soignant rencontre pour la première fois un malade il peut difficilement faire la différence entre un bipolaire et une autre maladie mentale parfois.
Il faut un certain temps et tout dépend aussi du contexte, des soignants et de tant d'autres critères.
Il faut considérait cela comme un premier pas.
C'est dommage qu'il est fallu à notre gouvernement d'avoir attendu tant de temps pour s'intéresser d'avantage à la maladie mentale, ses souffrances, et tout le cortège que nous connaissons bien aussi bien du côté des malades que de leurs proches.
Enfin, il faut mieux tard que jamais...

parabol-

Date d'inscription: 14/02/2009
Nombre de messages: 628
Réforme sur les hospitalisations psychiatriques
- Pétition contre la réforme de la loi sur les hospitalisations psychiatriques.
- Un projet de loi réformant les internements psychiatriques a été récemment présenté par la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au Conseil des Ministres.
- Si cette nouvelle loi est votée, un psychiatre pourra à lui seul interner de force en psychiatrie n'importe quel citoyen français, sans l'accord de la famille et sur la base de sa seule opinion.
- De plus, une obligation de soins psychiatriques en ambulatoire va être instaurée. Cela signifie que
de nombreux citoyens seront obligés de prendre des drogues psychiatriques à leur domicile, faute de quoi ils seront internés de force.
- 200 000 Français risquent de se retrouver enfermés en psychiatrie et sous camisole chimique !.
- Nous refusons le vote de cette loi menaçant nos libertés et droits fondamentaux.
- Nous demandons plus de contrôle dans les hôpitaux psychiatriques.
- Cette pétition sera envoyée au Ministère de la Santé et au Président de la République
http://lapetition.be/en-ligne/petition-7768.html
- Un projet de loi réformant les internements psychiatriques a été récemment présenté par la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au Conseil des Ministres.
- Si cette nouvelle loi est votée, un psychiatre pourra à lui seul interner de force en psychiatrie n'importe quel citoyen français, sans l'accord de la famille et sur la base de sa seule opinion.
- De plus, une obligation de soins psychiatriques en ambulatoire va être instaurée. Cela signifie que
de nombreux citoyens seront obligés de prendre des drogues psychiatriques à leur domicile, faute de quoi ils seront internés de force.
- 200 000 Français risquent de se retrouver enfermés en psychiatrie et sous camisole chimique !.
- Nous refusons le vote de cette loi menaçant nos libertés et droits fondamentaux.
- Nous demandons plus de contrôle dans les hôpitaux psychiatriques.
- Cette pétition sera envoyée au Ministère de la Santé et au Président de la République
http://lapetition.be/en-ligne/petition-7768.html

maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
voilà pétition signée, merci maja
bisous
bisous

domi31-

Date d'inscription: 26/03/2008
Nombre de messages: 6703
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Merci à toi plutôt ! Bises.

maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Pétition signée Maja.
Bises.
Bises.
jmarco42-

Date d'inscription: 01/04/2007
Nombre de messages: 1242
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
je ne signerai pas cette pétition qui justement donne une liberté au médecin,seul juge pour pouvoir mettre un malade à l'abri.
Désolée j'ai trop d'exemples autour de moi de malades qui mènent une vie infernale à leur proches,qui se trouvent démunis.Malades schizophrènes qui sont en danger car pas traités,et du mème coup mettent les autres en danger.
Désolée j'ai trop d'exemples autour de moi de malades qui mènent une vie infernale à leur proches,qui se trouvent démunis.Malades schizophrènes qui sont en danger car pas traités,et du mème coup mettent les autres en danger.

nad-

Date d'inscription: 31/01/2010
Nombre de messages: 2900
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Comme Nad,
Je ne signerai pas... j'habite Perpignan et ma fille va aller à l'Université de la ville... où une secrétaire a été assassinée...
et j'aurai pu signer car j'ai eu une amie "hospitalisée sous contrainte" 72h, alors que... c'était une dispute de couple...
C'est complexe, et au cas par cas
Je ne signerai pas... j'habite Perpignan et ma fille va aller à l'Université de la ville... où une secrétaire a été assassinée...
et j'aurai pu signer car j'ai eu une amie "hospitalisée sous contrainte" 72h, alors que... c'était une dispute de couple...
C'est complexe, et au cas par cas

merchey-

Date d'inscription: 28/10/2008
Nombre de messages: 620
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Vous faites donc confiance au jugement d'un seul psychiatre ?
Désolée, mais ici, on a eu un double meurtre parce qu'une psy a relâché un schizophrène FAUTE DE PLACE dans l'hôpital, et vous connaîtriez les conditions déplorables de certains hôpitaux, si on les surcharge encore plus, la situation va être pire. Mais bon, si vous faites confiance à tous les psychiatres, libre à vous.
Désolée, mais ici, on a eu un double meurtre parce qu'une psy a relâché un schizophrène FAUTE DE PLACE dans l'hôpital, et vous connaîtriez les conditions déplorables de certains hôpitaux, si on les surcharge encore plus, la situation va être pire. Mais bon, si vous faites confiance à tous les psychiatres, libre à vous.

maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
merchey a écrit:Comme Nad,
Je ne signerai pas... j'habite Perpignan et ma fille va aller à l'Université de la ville... où une secrétaire a été assassinée...
et j'aurai pu signer car j'ai eu une amie "hospitalisée sous contrainte" 72h, alors que... c'était une dispute de couple...
C'est complexe, et au cas par cas
Tu ne signes pas parce que ta fille va à L'université ? Désolée mais ça me fait rire. Comment avoir peur pour soi, rien que pour soi, du grand méchant loup, sans ouvrir les yeux ni les oreilles.

maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
j'ai surtout plus confiance à un psychiatre qu'à un psychotique qui est par définition dans le déni de sa pathologie et du coup commettre des actes irréparrables.
Mettre des familles entières dans des souffrances intenables
Mettre des familles entières dans des souffrances intenables

nad-

Date d'inscription: 31/01/2010
Nombre de messages: 2900
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
Ma question est Nad : comment tu vas davantage aider ces personnes ? Les hôpitaux sont pleins (et je suis étonnée que la famille n'ait pas agi en demandant des HDT, à moins que ce soit le cas, mais qu'on les ait relachés, encore?) Même truc, ces personnes, admettons que la loi passe, ils seront internés, puis relâchés et fliqués (par qui on se le demande, des gens qui pourraient soigner au lieu de contrôler) pour qu'ils prennent leur traitement, puis retour en hosto, et là la baraque craque. On se retrouve avec plein d'autre "dangereux individus" dehors, mais y'a plus la place. Que pense tu de :
1. former du personnel soignant
2. construire des lieu de soins au lieu de les fermer
Parce qu'on va tout droit à la casse avec tous les psys qui partent à la retraite et les lieux de soins qui ferment !
1. former du personnel soignant
2. construire des lieu de soins au lieu de les fermer
Parce qu'on va tout droit à la casse avec tous les psys qui partent à la retraite et les lieux de soins qui ferment !

maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
Re: Débat autour des soins psychiatriques sous contrainte
nad a écrit:j'ai surtout plus confiance à un psychiatre qu'à un psychotique qui est par définition dans le déni de sa pathologie et du coup commettre des actes irréparrables.
Mettre des familles entières dans des souffrances intenables
au fait Nad, Bouh ! Je suis psychotique


maja-

Date d'inscription: 05/08/2007
Nombre de messages: 4680
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