Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

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Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Bipote le Jeu 4 Déc - 8:16

Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

par Bipote








    Comme vous l'avez déjà souvent entendu, les médias emploient beaucoup le terme "Psychose" et nous expliquent à longueur de journal télévisé que les événements du 11 septembre 2001 ont créé une "véritable psychose" dans les pays occidentaux. On peut trouver plein d'autres exemples, le terme psychose a été aussi utilisé à des fins politiques : eugénisme nazi et condamnation politique en URSS, etc....

    Ce qu'ils entendent surtout par psychose, c'est une angoisse importante et généralisée, une peur obsédante qu'un événement aussi dramatique ne se reproduise. Dans le langage commun, une "psychose" est une fixation pathologique sur une angoisse, une maladie, un traumatisme, un problème qui se met à occuper l'espace mental de façon inquiétante.

    Tout cela n’a pas contribué à disqualifier ce terme et on peut déjà souligner qu’il comporte une incitation au rejet du psychotique.

    A l'origine, le mot psychose est un terme psychiatrique qui n'a rien à voir avec une obsession mais qui a toujours et encore des interprétations et des définitions vagues et floues, problèmes aussi vieux que le mot psychose lui-même.


Dès l’introduction, est nait la confusion....





    Le terme psychose est dû à un psychiatre allemand von Ernest Feuchtersleben en 1845, qui décrit des « états d’affections de la personnalité dans son ensemble, secondaires à une perturbation des relations psychophysiques », que la cause de cette perturbation soit de nature physique ou psychique [1].

    Ce terme dérive du grec psyche (esprit) et osis (condition maladive ou anormale)[13].

    Le mot apparaît pour la première fois dans le Lehrbuch der Àrztichen Seelenkunde en 1845, traduit en anglais dès 1847. Il désigne la modification psychique de certaines maladies mentales, mais il est précisé que « toutes les psychoses sont à la fois des névroses, mais toutes les névroses ne sont pas des psychoses ». Alors que névrose avait conservé le sens donné par Cullen, au XVIIIe siècle, de maladie nerveuse.

    Il décrit le trouble mental comme une interaction complexe du psychique et du physique et repère une sous-classe d’affections nerveuses distincte des névroses.

    En réalité, le mot psychose s’avère être synonyme de folie, de psychopathie, de vésanie, d’aliénation mentale, etc.[2]

    Ces états de psychoses sont conçus à l’époque comme appartenant à une psychose unique, états s’enchaînant les uns les autres par degré de sévérité croissante. La manie et la mélancolie sont des étapes de cette psychose unique, qui évolue vers la démence schizophrénique.

    Dès la fin du XIXe siècle, divers auteurs décrivent, sous des termes différents, ce qui sera appelé « bouffée délirante» dans la nosographie française : psychoses atypiques, Leidesdorf 1865; psychoses réactionnelles, Jaspers 1913 ; psychoses psychogéniques, Wimmer 1916 ; psychoses schizo-affectives, Kasanin 1933 ; psychoses schizophréniformes, Langfeldt 1939 [1]. Ceci s’oppose à l’idée de Jaspers, soutenant que les psychoses sont nécessairement un processus durable, sévère, et irréversible.

    La conception des troubles psychotiques débute en 1980, avec les propositions de T. Crow différenciant schizophrénie positive et schizophrénie négative, et celle d’Andreasen (1982) distinguant les symptômes positifs et les symptômes négatifs, ce qui a conduit à la création d’échelles d’évaluation de ces symptomatologies [3].

    Différents auteurs vont effectuer des analyses factorielles de ces échelles d’évaluation dont l’intérêt est le passage d’une solution à deux facteurs à une solution à trois facteurs : positif, négatif,désorganisation [4].

    Par la suite est apparue l’idée que l’on pouvait reproduire cette solution à trois facteurs pour d’autres troubles. Dans un premier temps, la solution à trois facteurs se retrouve dans les troubles affectifs bipolaires [5] ; puis cette solution à trois facteurs est décrite dans les troubles schizophréniformes, les troubles schizo affectifs, les troubles de l’humeur, les troubles délirants, les psychoses réactionnelles et atypiques [7].



Troubles bipolaires : les étapes




    Les premiers travaux du XIXe siècle décrivent manie et mélancolie comme des entités séparées (Esquirol 1838). Puis manie et mélancolie, en alternance ou en association, sont partie intégrante d’une même affection : la folie circulaire (Falret 1854), ou la folie à double forme (Baillarger 1854).

    Kraepelin (1899) décrit la folie maniaco-dépressive, qui comprend les manies isolées, les mélancolies isolées, et l’alternance de manies et de mélancolies, éléments qui seront repris en 1907 par deux auteurs mineurs, Camus et Deny, qui créent le terme de psychose maniaco-dépressive.

    Il faudra un demi-siècle pour que le terme « psychose » devienne utilisé en France à la place de folie, d’aliénation,etc. Les délires chroniques à évolution systématique seront appelés « psychose de Magnan», la psychose hallucinatoire chronique (PHC) « psychose de Ballet », et bien entendu la psychose maniacodépressive traduira le modèle kraepelinien de manisch-depressiv irresein (1899-1913).

    C’est Kleist, en 1953, qui utilise le premier le terme de bipolaire, dans la définition de la psychose bipolaire qui intègre manie et mélancolie en alternance. Pour Kleist, celle-ci s’oppose aux psychoses unipolaires, qui comprennent les manies isolées et les mélancolies isolées.

    Les travaux de Angst (1966) limitent le trouble bipolaire à l’association de manies et de mélancolies et aux manies isolées, alors que les mélancolies isolées constituent la dépression unipolaire.

    Dès le XIXe siècle, plusieurs auteurs avaient identifié des formes mineures des troubles bipolaires (cyclothymie, Hecker 1877 ; hypomanie, Mendel 1881 ; dysthymie, Kahlbaum 1882 ; hyperthymie, Kahlbaum 1882).

    Au XXe siècle, il faut attendre les travaux de Dunner (1976) pour isoler le trouble bipolaire de type II, point de départ à l’isolement de formes de moins en moins sévères de troubles bipolaires (spectre des troubles bipolaires : Angst 1978, Klerman 1981, Akiskal et al 1983), allant des formes psychotiques au sens classique du terme, jusqu’aux formes tempéramentales et pseudo-névrotiques [8].



Conceptions du domaine psychotique en psychanalyse?




    Les psychanalystes utilisent très fréquemment le terme de psychose. Il s’agit alors d’une clinique et d’une perspective totalement différentes sur laquelle il n'y a pas d'intérêt à trop à s'y attarder longuement.

    À titre d’exemple, dans une conception psychanalytiquement orthodoxe, on peut lire dans l’ouvrage d’Eigen [9] : Le concept de "noyau psychotiqu"e (psychotic core) (1986), qui est représentatif d’un certain consensus entre les différents psychanalystes. Ce psychanalyste newyorkais aborde différents aspects du « coeur de la psychose»

    Dans son livre au chapitre 8 il analyse le « soi psychotique » (psychotic self) où il est dit : « la névrose cache souvent la psychose[...] la vie est un mensonge, avec un sens de la facticité de sa propre existence, de l’universalité de la folie [...]We are all crazy[...] Madness is universal [...] La psychose est la Cendrillon de la psychanalyse [...] La psychose est centrale dans la psychodynamique ». Tout est construit (dans le psychisme) comme défense contre lesentiment de catastrophe (le Tréma de Conrad) pour l’estime de soi et le sens de la maîtrise. L’auteur cite Freud, Jung, Klein, Winnicott, Bion.

    Pour les Français, Racamier est incontournable avec ses travaux sur les schizophrènes. Certaines équipes de laboratoire pharmaceutique viennent présenter leur neuroleptique (antipsychotique atypique) en vantant leur action sur le « noyau psychotique » dans les troubles bipolaires : médicament dénoyauteur de psychose en somme ! [2]

    Ses théories peuvent grandement aider à la compréhension de ce que peut donner un délire à caractère « psychotique » d’un trouble...



Le trouble bipolaire (anciennement PMD) est-il par définition une psychose ?





    L’introduction de la CIM-10 de l’OMS, qui est désormais notre classification officielle des troubles mentaux (p. 2, 1993 pour l’édition française, 1992 pour l’anglaise), précise que « la distinction traditionnelle entre névrose et psychose » utilisée dans la CIM-9 (alors que, de façon délibérée, aucun effort n’avait été fait pour définir ces concepts), « a été abandonnée par la CIM-10 ».

    Le terme « névrotique » continue toutefois à être utilisé dans certains cas... : « le terme ‘psychotique’ continue à être utilisé comme terme descriptif commode... il ne comporte aucune référence théorique à des mécanismes psychopathologiques, en particulier psychodynamiques. Il est utilisé simplement pour indiquer la présence d’hallucinations, d’idées délirantes, ou de comportements manifestement anormaux (agitation, hyperactivité, ralentissement, catatonie) ».[2]

    II n’empêche que la large section F40-F48 (il n’y a pas de F49 !) s’intitule « Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes ». On a donc là encore conservé l’épithète « par commodité » avec une excuse en introduction : ces troubles ont été « regroupés dans une vaste section unique pour deux raisons : ils sont historiquement liés au concept de névrose, et une proportion importante (mal précisée) sont liés à un déterminisme psychologique ». Il est encore rappelé que « dans la CIM-10, le concept de névrose n’a pas été retenu comme principe de classification »... (l’adjectif névrotique est laissé pour que les cliniciens l’utilisent selon leurs inclinations théoriques...).

    Quant au DSM-IV (APA 1994, et 2000 pour DSM-IVTR), dans le chapitre « Schizophrénie et autres troubles psychotiques », il est souligné que le terme « psychotique» n’a jamais pu recevoir une définition universellement acceptable. On peut repérer trois niveaux (selon l’étroitesse ou la largeur de la définition) pour l’adjectif « psychotique» :

      – conception étroite : « existence d’idées délirantes ou d’hallucinations prononcées (non critiquées) » ;
      – définition moins restrictive : « hallucinations avec conscience du caractère hallucinatoire de l’expérience » ;
      – définition plus large : « symptômes ‘positifs’ de schizophrénie (discours et comportement grossièrement désorganisés ou catatoniques).


    Les définitions précédentes (celles du DSM-III et de la CIM-9) étaient beaucoup plus inclusives et se focalisaient sur la sévérité de l’altération fonctionnelle : un trouble mental était qualifié de «psychotique » s’il en résultait « une altération interférant de façon marquée avec la capacité à répondre aux exigences ordinaires de la vie » ce qui implique beaucoup de troubles psychiatriques et de personnes « ordinaires » !.

    Par ailleurs, de nombreux cliniciens concevaient les troubles psychotiques comme correspondant à « une perte de limites du Moi et une altération marquée de l’appréhension de la réalité », ce qui est flou et variable selon l’opinion de chaque clinicien.

    En réalité, psychotique paraît synonyme de délirant au sens large, ce qui n’est guère précis mais ne peut en aucun cas définir le trouble bipolaire.

    En effet, les troubles bipolaires évoluent typiquement par accès intermittents, contrairement aux schizophrénies chez qui le déficit est souvent présent d’emblée, la détérioration semble s’installer progressivement après chaque accès maniacodépressif. D’où l’intérêt de les prévenir ou de les juguler très précocement. Classiquement, les troubles bipolaires sont épisodiques et intermittents avec des intervalles libres de lucidité conservée. Cette donnée classique est remise en cause, et l’on sait maintenant que des séquelles intercritiques et des symptômes résiduels sont fréquents. On insiste plutôt sur la chronicisation et la médiocrité du pronostic[11].


suite....

Bipote

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Bipote le Jeu 4 Déc - 8:16

Relations troubles psychotiques-troubles bipolaires ?






    Dans les classifications actuelles, les relations entre ces deux troubles sont évoqués dans deux catégories : les troubles schizo-affectifs de type bipolaire, et les épisodes maniaques ou mixtes avec caractéristiques psychotiques. Les critères du trouble schizo-affectif de type bipolaire sont la présence d’un épisode maniaque (ou mixte) et de symptômes caractéristiques de la schizophrénie, et la survenue isolée de symptômes psychotiques pendant 2 semaines au moins. Ceux des épisodes bipolaires avec caractéristiques psychotiques sont la survenue d’épisodes sévères, avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur ou non-congruentes à l’humeur.

    Sur le plan thérapeutique, une erreur de diagnostic entre trouble de l’humeur et trouble schizophrénique peut entraîner la mise en place d’un traitement neuroleptique au long cours ou une prise en charge institutionnelle inadaptée, dont les effets iatrogènes ne feront qu’aggraver la symptomatologie et l’évolution.

    La notion de « spectre bipolaire élargi» est sûrement très utile, mais elle témoigne aussi de la perte d’intérêt pour les symptômes psychotiques (et les symptômes positifs, assez bien contrôlés par les neuroleptiques typiques et atypiques), au profit des aspects de dysfonction, de désinhibition, d’impulsivité, d’instabilité, aussi bien de l’humeur que des cognitions, de la psychomotricité, de la vie instinctive et émotionnelle... Les médicaments antipsychotiques sont une aide précieuse dans la prise en charge de ces troubles bipolaires.

    Les troubles bipolaires de type 1 restent considérés en Europe comme des troubles psychotiques même en l’absence d’idées délirantes, congruentes ou non à l’humeur, du fait de la rupture d’avec la réalité que connaissent les patients lors des épisodes mélancoliques ou maniaques.[7]



Conclusion




    Identifier le patient à sa pathologie, notamment si elle est considérée comme incurable ou chronique, ne permet pas de lui offrir une information suffisante, ni de le faire participer de façon éclairée et effective aux soins, alors que l’évolution de la dénomination des maladies correspond à la reconnaissance de possibilités évolutives et thérapeutiques.

    Il s’agit de tenir compte de l’hétérogénéité et de l’évolutivité de ces troubles, selon une approche dimensionnelle, des variations normales de l’humeur à celles qui étaient décrites dans la folie circulaire ou la folie à double forme.

    Le fait de parler d’hommes, de femmes, voire d’enfants qui souffrent de troubles de l’humeur, permet de dépasser la notion de psychose maniacodépressive. Comme le souligne Goodwin [12], les antipsychotiques ont paradoxalement remis au premier plan l’importance de la psychothérapie dans cette pathologie. Psychoéducation, psychopédagogie, psychothérapie et mesures de réinsertion doivent occuper désormais la première place dans la prise en charge des patients.



Références:


[1] Beer M.D. Psychosis : a history of the concept Compr Psychiat 1996 ; 37 : 273-291
[2] Qu’y a-t-il de psychotique dans la psychose maniacodépressive ?M.-L.Bourgeois, L’Information psychiatrique 2005 ; 81 : 875-82
[2] Azorin J.M., Dassa D. La psychose unique : aspects conceptuels Neuro-Psy 2000 ; 15 : 82-85
[3] Berrios G.E. Positive and negative symptoms and Jackson. A conceptual history Arch Gen Psychiatry 1985 ; 42 : 95-97
[4] Liddle P.F. Schizophrenic syndromes, cognitive performance and neurological dysfunction Psychol Med 1987 ; 17 : 49-57
[8] Marneros A., Angst J. Bipolar disorders : roots and evolution Bipolar disorders : 100 years after manic depressive insanity Dordrecht: Kluwer Academic Publishers; 2000. 1-36
[6] Berrios G.E. Positive and negative symptoms and Jackson. A conceptual history Arch Gen Psychiatry 1985 ; 42 : 95-97
[5] Maziade M., Roy M.A., Martinez M. , et al. Negative, psychoticism, and disorganized dimensions in patients with familial schizophrenia or bipolar disorder : Continuity and discontinuity between the major
psychoses Am J Psychiatry 1995 ; 152 : 1458-1463
[7] La phtisie galopante n’existe plus, la psychose maniacodépressive n’existe peut-être plus. Qu’en est-il de la schizophrénie ? H. Loo, décembre 2007 L'Encéphale Vol 33, N° 6 -
[9] The psychotic core. London : Jason Aronson Inc, EIGEN M. 1986.
[11] GOLDBERG JF, HARROW M. Bipolar disorders : clinical course and outcome.Washington (DC) : American Psychiatric Press, 1999.
[12]GOODWIN FK, JAMISON KR. Manic depressive illness. Oxford : Univsersity Press, 1990.
[13] http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychose


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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  klod le Ven 6 Mar - 14:48

Pour l'école américaine et les neurosciences (psychophysio) les troubles bi polaires appartiennent bien au monde des psychoses schizophrénie ; troubles bi polaires
La paranoia , dans la nosographie classique est considérée comme telle par les seuls praticiens , psychiatres classiques (cf manuel de psychiatrie hannus edit ?) , psychanalyse freudienne, aucune réalité iatrogène à ma connaissance n'a jamais été soupçonnée (lol) par les biologistes .
Cela dit, bien sûr que la dimension idéologique des pratique, des approches , du phénomène a pu comprendre de terribles enjeux ...



Wink

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  maja le Sam 7 Mar - 0:45

Ma psy, la psychologue, ont insisté sur le fait que la bipolarité n'était pas une psychose.

Je suis pourtant psychotique.

A méditer?

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Valou le Sam 7 Mar - 1:41

maja a écrit:Ma psy, la psychologue, ont insisté sur le fait que la bipolarité n'était pas une psychose.

Je suis pourtant psychotique.

A méditer?


Oui à méditer....d'autant plus que beaucoup parlent encore de Psychose Maniaco Dépressive ( PMD ) quand ils font référence à la bipolarité. Embarassed

Bisous Bisou

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  lillyblue le Sam 7 Mar - 9:42


Klod a écrit :
Pour l'école américaine et les neurosciences (psychophysio) les troubles bi polaires appartiennent bien au monde des psychoses schizophrénie ; troubles bi polaires
La paranoia , dans la nosographie classique est considérée comme telle par les seuls praticiens , psychiatres classiques (cf manuel de psychiatrie hannus edit ?) , psychanalyse freudienne, aucune réalité iatrogène à ma connaissance n'a jamais été soupçonnée (lol) par les biologistes .
Cela dit, bien sûr que la dimension idéologique des pratique, des approches , du phénomène a pu comprendre de terribles enjeux ...


- ma bipolarité a été affectée de manière iatrogénique
- la psychanalyse est fortement déconseillée aux BP.
- la bipolarité n'est pas une psychose, mais on peut cumuler les deux : être BP et psychotique.
dixit : Elie Hantouche

lillyblue

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  maja le Sam 7 Mar - 12:51

Coucou lily,

C'est vraiment sûr que la psychanalyse est déconseillée au BP? J'en connais un qui en a fait une entière -sur des années, mais j'avoue que son cas ne s'est pas vraiment amélioré- et ça n'a pas gêné le praticien. Et ça n'a pas gêné le psy que j'ai vu durant quelques mois de faire une thérapie d'inspiration analytique, qui me plongeait dans des crises d'angoisse terribles... Erreur de leur part?

maja

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  lillyblue le Sam 7 Mar - 12:53

Maja,
Je ne peux que te dire ce que l'on m'a dit et ce que j'ai lu.
Bises

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  maja le Dim 8 Mar - 14:32

Re Lilly,

Cette histoire de psychanalyse m'a un peu turlupinée alors j'ai essayé de trouver des infos. Il semblerait, que outre la contre-indication (j'ai pas trouvé ça écrit noir sur blanc) la psychanalyse ne soit tout simplement pas efficace. Mais sans doute que tu te réfères à Hantouche (supposition) et qu'il a un avis bien clair sur le sujet? Je ne serai pas contre un lien ou un article.

Bizzzz.

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  lillyblue le Dim 8 Mar - 14:36

Je n'ai pas de lien Maja, je me réfère à ce que l'on m'a dit et à une expérience très malheureuse de l'un de mes proches.
Bises

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Admin le Lun 9 Mar - 13:06

Bonjour à tous,

Nous avons divisé ce post en deux, les discussions s'écartaient du post initial. Nous avons alors créé un post "psychanalyse" sur le forum "traitement"

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Radamanthe le Ven 15 Jan - 15:40

Admin a écrit:Bonjour RDTH

C'est à plusieurs reprises que tu utilises le mot "PMD" pour les troubles bipolaires, nous te conseillons de lire ce dossier fleche Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Bonne journée


Bonne journée[/quote]

Je tâherai de faire attention, mais je veux que vous sahiez que je ne
suis ABSOLUMENT PAS D'ACCORD AVEC VOUS. Nous sommes entre nous, e ttout
le monde comprend, si je parle de PMD I que je parle de trouble
bipolaire I ou TB I (en plusTB cela s'amploi plus souvent pour parler du bacille de Koch = TuBerculose).

En ce qui concerne le changement de nom de la
maladie, je me range dans ceux qui pensent que c'est avant tout
"politique" pour éviter de prononcer mot "psychose" au grand public,
mot qui fait particulièrement peur.

Résultat des courses, notre maldadie dispose d'un nom vide de tout sens
(oui, je le pense vraiment). Si vous voulez m'appeler bipolaire, à votre
aise, à mes proches, je dis être maniaco-dépressif ou souffrant d'un trouble de la régulation thymique (ça c'est pour mes amis médecins seulemens, 'enai, y'en a des biens.... :-)), certainement pas
bipolaire.

Enfin au risque de choquer, j'ai toujours considéré que Freud était un vulgaire tocard (j'ai certains de ces ouvrages, je trouve cela médiocre et tordu, d'ailleurs l'inefficacité démontrée de sa méthode de psychanalyse suffira à démontrer à postériori l'ampleur de son talent); d'autres ont eu des idées plus novatrices. Une chose est sûr "psychose ça peut faire peur", mais pas entre nous, voilà pourquoi j'emploie PMD très fréquemment. Nous, nous sommes des sachants et faisons. bien la différence n'est ce pas? Bien sûr il y a les nouveaux, que nous, un peu plus anciens, avons le devoir de guider et rassurer, cela va de soit.....

Je ne suis pas sur mon forum, vous édictez les règles, je ferai donc attention, si cela se reproduit, considérez que ce sont les réflexes involontaires de quelqu'un qui a eu trop longtemps cette habitude. Mais avant, je vous devais bien une réponse.

Bien à vous et meilleurs voeux

Rdth

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Admin le Ven 15 Jan - 18:20

Je tâherai de faire attention, mais je veux que vous sahiez que je ne suis ABSOLUMENT PAS D'ACCORD AVEC VOUS. Nous sommes entre nous, e ttout le monde comprend, si je parle de PMD I que je parle de trouble
bipolaire I ou TB I (en plusTB cela s'amploi plus souvent pour parler du bacille de Koch = TuBerculose).


TB veut aussi dire très bien Laughing et nous ne risquons pas de confondre avec les troubles bipolaires. Personne ici ne peut dire le contraire.

Il ne s'agit pas d'être d'accord avec nous, il ne s'agit pas de règles ici mais d'employer des termes que beaucoup d'entre nous ne connaissent pas. Nous avons beau être entre nous, le terme PMD n'est plus utilisé depuis longtemps et les nouveaux arrivants peuvent ne pas comprendre ce que tu écris. Il a été remplacé par maniaco-dépression et maintenant nous parlons de bipolarité car beaucoup ne connaissent pas d'accès maniaque franc.

Maintenant pour comprendre cette différence entre maniaco dépression et bipolarité, C.Gay l'explique très bien dans cette entrevue fleche : les maniaco dépressifs seraient des personnes ayant un trouble bipolaire 1

Si vous voulez m'appeler bipolaire

C'est pourtant avec ce mot que tu t'es présenté

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  nad le Lun 17 Mai - 9:37

Je viens de lire ce post,que je n'avais pas encore vu.

Je confirme ce que j'ai écrit hier,dans le post"hello".

Le terme,bipolaire,je l'emploie quand je suis amenée a parler de ma pathologie avec des ignorants qui risquent de se sauver à l'énoncé de PMD.
Quand je parle avec des gens que je pense avertis,je parle de PMD.

nad

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Re: Psychose et trouble bipolaire, pour en finir avec la PMD...

Message  Radamanthe le Jeu 20 Mai - 2:33

Et hop là.....Une fois de plus je suis d'accord avec nad...

A mon sens, dans la mesure où le mot psychose fait peur, et le mot maniaque est sujet à interprétations douteuses, on peut pense qu'il est logique de les remanier au niveau communication pour le grand public. Pourtant, dans PMD, il y a au moins le D qui nous définit bien !!! Et vu qu'on parle assez régulièrement de dépression (pas assez à mon goût, mais bon); les gens la définissent bien.
On ne peut en dire autant pour le terme maniaque, employé à tort et à travers....Pour moi, il faut juste en trouver une sorte de synonyme explicite, et ce synonyme une fois trouvé (supposons par exemple que ce soit "syndrome pathologique intermittent d'exaltation et de dépression", tout se règlera, la maladie se transformera en SPIED, et là toutes les lettres sont claires....bien plus explicite à mon sens que trouble bipolaire.

Pour en finir vis à vis des admins, je ne me suis pas défini comme bipo, je ne suis juste pas expert en forum, et c'était un choix tout fait proposé, je change de statut tout de suite si je vois que je peux le faire.

Bipolaire, moi ? Non. Pas ici. Ici, auprès de personnes qui comprennent et qui savent ce que c'est, j'appelle un chat un chat, n'en vous déplaise.

Je suis maniaco-dépressif. Et me définit comme tel

Différence notable avec nad, chez moi, soit les gens savent tout (c'est ce qu'on appelle mes amis et pour eux je suis atteint de PMD) soit ils ne savent rien. Ceux à mon travail, qui ont fini par me surprendre à toujours bouffer des tas de comprimés (on essaie de le cacher en allant dans les toilettes par exemples, mais dès fois, on baisse la garde) n'ont pas manqué de me poser des questions. Je déteste mentir. J'ai donc affirmé souffrir d'une maladie atteignant le SNC (Système Nerveux Central), génétique, qui se soigne mais ne se guérit pas en l'état actuel de la science. Je ne crois pas avoir menti....Les collègues de bureau ne sont pas mes amis, ils n'ont donc pas à savoir toute la vérité sur moi. Est-ce que je leur demande, moi, de leur déballer leurs vies intimes ?

Sur ce,

Bien à vous,

Radamanthe

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